Crédit d'impôt adaptation du logement : fin au 31 décembre 2025, quelles aides en 2026 ?

Le crédit d'impôt adaptation logement disparaît en 2026. Seules les dépenses 2025 restent déclarables. Découvrez MaPrimeAdapt', l'APA et la PCH pour vos travaux.

Non, ce crédit d’impôt n’existe plus pour les travaux payés depuis le 1er janvier 2026. Il est supprimé par la loi de finances (confirmé sur service-public.gouv.fr). Seules les dépenses réglées en 2025 peuvent encore être déclarées, lors de la déclaration de revenus du printemps 2026. Pour des travaux réalisés en 2026, direction MaPrimeAdapt’, l’APA ou la PCH — des aides souvent plus généreuses.

Vous avez payé des travaux en 2025 ? C’est votre dernière chance de les déclarer

Si vous avez fait installer une douche à l’italienne, un monte-escalier ou des barres d’appui en 2025, et réglé la facture avant le 31 décembre, vous pouvez encore demander ce crédit d’impôt lors de votre déclaration de revenus en 2026. Après ça, le dispositif ferme définitivement.

Sur la déclaration en ligne, le crédit se renseigne dans la rubrique « Réductions et crédits d’impôt » du formulaire 2042 RICI, aux cases consacrées à l’adaptation du logement (généralement repérées 7WI et 7WJ selon le type d’équipement — accessibilité d’un côté, perte d’autonomie de l’autre). L’interface de déclaration en ligne vous guide vers la bonne case, et en cas de doute, la notice officielle de votre déclaration fait foi.

Le taux reste celui qui s’appliquait toute l’année 2025 : 25 % du montant des équipements et de la main-d’œuvre. Le plafond de dépenses retenu est de 5 000 € pour une personne seule, 10 000 € pour un couple marié ou pacsé, majoré de 400 € par personne à charge. Ce plafond s’apprécie sur cinq années consécutives glissantes (pour 2025, la période couvre 2021 à 2025) — si vous avez déjà utilisé ce crédit d’impôt ces dernières années, le solde disponible peut être réduit.

Entraient dans le champ : barres d’appui, sièges de douche, WC surélevés, monte-escaliers, revêtements antidérapants, motorisation de volets ou de portes. Comme pour tout crédit d’impôt, s’il dépasse l’impôt dû, la différence est remboursée — pas besoin d’être imposable pour en profiter. Pour le détail exact de la procédure et des pièces à joindre, la fiche officielle service-public.gouv.fr reste la référence à consulter avant de valider votre déclaration.

Pourquoi ce crédit d’impôt a été supprimé

La suppression est actée par la loi de finances et confirmée par service-public.gouv.fr : les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026 n’y donnent plus droit, point final, aucune prolongation n’est prévue. Dans les faits, ce crédit d’impôt faisait doublon avec MaPrimeAdapt’, l’aide de l’Agence nationale de l’habitat devenue le dispositif de référence pour l’adaptation du logement depuis sa création en 2024. Plutôt que de maintenir deux mécanismes qui financent en partie les mêmes travaux, l’un par réduction d’impôt a posteriori et l’autre par subvention versée en amont, le choix a été fait de concentrer les moyens sur MaPrimeAdapt’.

Quelles aides pour adapter votre logement en 2026 ?

Bonne nouvelle : la disparition du crédit d’impôt ne vous laisse pas sans solution. Pour la plupart des foyers, les aides qui suivent couvrent une part plus importante des travaux, et surtout, elles sont versées avant ou pendant le chantier plutôt qu’un an plus tard sous forme de restitution d’impôt.

MaPrimeAdapt’ : l’aide qui prend le relais

MaPrimeAdapt’ finance 50 % ou 70 % du montant des travaux HT, dans la limite d’un plafond de 22 000 € HT. Le taux de 70 % s’applique aux ménages aux ressources très modestes, celui de 50 % aux ménages aux ressources modestes (les plafonds de ressources varient selon la zone géographique). Elle s’adresse aux propriétaires occupants comme aux locataires, à partir de 70 ans, ou entre 60 et 69 ans en cas de classement GIR, ou en situation de handicap reconnu à 50 % ou plus par la CDAPH (ou bénéficiaire de la PCH, de l’AEEH ou de l’AAH). Elle est pleinement active en 2026, sans aucune suspension à ce jour. C’est aujourd’hui la porte d’entrée naturelle pour qui envisage des travaux d’adaptation — à instruire via notre guide MaPrimeAdapt’.

L’APA : une évaluation individuelle, pas un taux fixe

L’allocation personnalisée d’autonomie peut, dans son volet aide à domicile, intégrer un financement pour l’aménagement du logement d’une personne âgée en perte d’autonomie. Il n’existe pas de taux ou de barème national unique pour ce volet : chaque situation est évaluée individuellement par l’équipe médico-sociale du conseil départemental, qui construit un plan d’aide en fonction du degré de dépendance (GIR) et des ressources de la personne. C’est une démarche plus longue que MaPrimeAdapt’, mais elle peut se cumuler avec d’autres aides selon votre situation. Le détail de la procédure est expliqué sur notre page dédiée à l’APA et l’adaptation du logement.

La PCH : pour les situations de handicap

La prestation de compensation du handicap prévoit un volet « aménagement du logement » pris en charge à 100 % jusqu’à 1 500 € de dépenses, puis à 50 % au-delà, dans la limite d’un plafond de 10 000 € sur une période de dix ans. Elle concerne les personnes reconnues en situation de handicap selon les critères fixés par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Tous les détails et la procédure de demande figurent sur notre page PCH adaptation du logement.

La TVA à 5,5 % : un coup de pouce discret mais cumulable

Les travaux d’adaptation du logement aux personnes âgées ou handicapées bénéficient du taux de TVA réduit à 5,5 %, prévu par l’article 278-0 bis du Code général des impôts, au lieu des 10 % ou 20 % habituels. C’est votre artisan qui applique directement ce taux sur la facture, à condition de vous faire signer une attestation. L’avantage : cette réduction se cumule sans restriction avec MaPrimeAdapt’, l’APA ou la PCH, contrairement à l’ancien crédit d’impôt qui venait parfois en plus mais sur une base de calcul déjà réduite par les autres subventions perçues. Plus de détails sur notre page consacrée à la TVA réduite.

Comment ces aides se combinent concrètement

Dans la pratique, beaucoup de foyers associent MaPrimeAdapt’ (qui finance le gros du chantier) à la TVA à 5,5 % (qui réduit la facture de l’artisan) et, pour les personnes en situation de handicap, à la PCH en complément si le plafond MaPrimeAdapt’ ne couvre pas tout. L’APA entre plutôt en jeu pour les personnes âgées dont le plan d’aide à domicile prévoit un volet logement. Le reste à charge final dépend de votre situation précise : revenus, âge, degré de perte d’autonomie, montant des travaux envisagés. Plutôt que de deviner, le plus simple est de chiffrer votre dossier.

Questions fréquentes

Puis-je encore bénéficier du crédit d’impôt adaptation logement en 2026 ?

Non. Pour toute dépense payée à partir du 1er janvier 2026, ce crédit d’impôt n’existe plus. Seules les dépenses réglées en 2025 restent déclarables, lors de la déclaration de revenus faite en 2026.

J’ai payé des travaux en 2025, comment les déclarer ?

Sur votre déclaration de revenus 2025 (à remplir au printemps 2026), renseignez le montant dans la rubrique « Réductions et crédits d’impôt » du formulaire 2042 RICI, aux cases consacrées à l’adaptation du logement. Le taux applicable est de 25 %, dans la limite des plafonds en vigueur en 2025.

Quel est le plafond de dépenses pour la déclaration 2025 ?

5 000 € pour une personne seule, 10 000 € pour un couple marié ou pacsé, majoré de 400 € par personne à charge, apprécié sur cinq années consécutives glissantes.

Quelle aide remplace le crédit d’impôt pour des travaux en 2026 ?

Principalement MaPrimeAdapt’, qui finance 50 % ou 70 % des travaux dans la limite de 22 000 € HT. En complément, selon votre situation, la PCH ou l’APA peuvent intervenir, et la TVA à 5,5 % s’applique dans tous les cas.

Faut-il un taux d’incapacité précis pour toucher MaPrimeAdapt’ ?

Pas forcément. MaPrimeAdapt’ s’adresse aux personnes de 70 ans ou plus, aux personnes de 60 à 69 ans classées GIR, ou aux personnes reconnues handicapées à 50 % ou plus par la CDAPH (ou bénéficiaires de la PCH, l’AEEH ou l’AAH).

Quel est le plafond de la PCH pour l’aménagement du logement ?

La PCH prend en charge 100 % des dépenses jusqu’à 1 500 €, puis 50 % au-delà, avec un plafond global de 10 000 € sur dix ans.

L’APA finance-t-elle aussi des travaux d’adaptation ?

Elle peut y contribuer, mais sans taux fixe : chaque dossier est évalué individuellement par le conseil départemental en fonction du degré de dépendance et des ressources.

La TVA réduite à 5,5 % se cumule-t-elle avec les autres aides ?

Oui, sans restriction. Elle s’applique directement sur la facture de l’artisan et peut se combiner avec MaPrimeAdapt’, la PCH ou l’APA.

Pour savoir précisément ce que vos travaux vous coûteraient réellement une fois ces aides déduites, direction notre simulateur de reste à charge : en quelques minutes, vous obtenez une estimation chiffrée selon votre situation, sans attendre un improbable retour du crédit d’impôt.

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